lundi 30 juin 2014

vendredi 27 juin 2014

Prières pour les prêtres le 29 juin


En ce 27 juin, ont lieu les ordinations à Ecône. Prions pour que ces nouveaux prêtres ouvrent les yeux et restent toujours fidèles à la vérité.

Nous invitons également tous les fidèles de la Résistance à prier le dimanche 29 juin pour tous les prêtres, pour que ceux de la Résistance restent toujours fidèles et que les autres, en l'anniversaire de leur ordination aient le courage de faire le pas et de renoncer au compromis de la FSSPX actuelle.
Que chacun redouble de prières en ces jours, afin d'obtenir de nouveaux prêtres fidèles. 

mercredi 25 juin 2014

Fête Dieu à Lévis (Québec) et sermon pour la fête de St Louis de Gonzague (en anglais)

Nous publions ci dessous les vidéos du sermon et de la conférence donnée à Lévis. (sans traduction française) 
Vers la minute 34', M. l'abbé Hewko répond au sujet des des écoles de la FSSPX








dimanche 22 juin 2014

Mgr Williamson: Sermon des confirmations en Pays Basque, le 4 mai 2014





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Cher Monsieur l’abbé, chers amis,

C’est un grand plaisir de me trouver pour la première fois de ce côté-ci de la France. Je suis passé à Domezain même, pas trop loin, il y a peut-être quinze ans de là, je ne me souviens plus. Voilà tout un quart de siècle que les quatre oisillons de Mgr Lefebvre circulent, alors j’ai circulé un peu ici, mais pas beaucoup. Alors c’est surtout un grand plaisir de pouvoir offrir, vous donner, donner à quelques-uns de vos enfants, et un adulte, le sacrement de la confirmation, par une journée si belle.
La confirmation, et c’est surtout des enfants qui la reçoivent ce matin, mes enfants, on vous l’aura dit : vous devenez des soldats du Christ. Sans que les filles y perdent leur féminité au contraire, il s’agit d’être des soldats du Christ, ce qui n’est pas les soldats de la nation. Que Dieu nous défende de faire des femmes, de transformer les femmes en soldat, ou plutôt « soldates » ! Il y a des rôles qui conviennent aux femmes, et pas aux hommes, et des rôles qui conviennent aux hommes, et pas aux femmes.

vendredi 20 juin 2014

Pie XII: Lettre apostolique du 14 février 1957 proclamant Sainte Claire Patronne Céleste de la Télévision







Ad perpetuam rei memoriam
Par un bienfait de la divine Sagesse le génie de l'homme brille d'un plus vif éclat et fait, surtout de nos jours, des découvertes qui suscitent l'admiration générale. Et l'Eglise, qui ne se montra jamais contraire au progés de la civilisation et de la technique, encourage cette assistance nouvelle apportée à la culture et à la vie journalière, et s'en sert même volontiers pour l'enseignement de la verité et l'extension de la religion. Parmi ces inventions si utiles, la Télévision a sa place, elle qui "permet en effet de voir et d'entendre à distance des événements à l'instant même où ils se produisent, et cela de façon si suggestive que l'on croit y assister." (Litt. Encycl. "Miranda prorsus", 8 sept. 1957; A.A.S. XLIX, p. 800).
Ce merveilleux instrument - comme chacun le sait et Nous l'avons dit clairement Nous-même - peut être la source des très grands biens, mais aussi de profonds malheurs en raison de l'attraction singulière qu'il exerce sur les esprits à l'intérieur même de la maison familiale. Aussi Nous a-t-il semblé bon de donner à cette invention une sauvegarde céleste qui interdise ses méfaits et en favorise un usage honnête, voir salutaire. On a souhaité pour ce patronage sainte Claire. On rapporte en effet qu'à Assise, une nuit de Noël, Claire, alitée dans son couvent par la maladie, entendit les chants fervents qui accompagnaient les cérémonies sacrée et vit la crèche du Divin Enfant, comme si elle était présente en personne dans l'eglise franciscaine. Dans la splendeur de la gloire de son innocence et la clarté qu'elle jette sur nos si profondes ténèbres, que Claire protège donc cette technique et donne à l'appareil translucide de faire briller la vérité et la vertu, soutiens nécessaires de la société.
Nous avons donc décidé d'accueillir avec bienveillance les prières que Nous ont adressées à ce sujet Notre Vénérable Frère Joseph Placide Nicolini, évêque d'Assise, les Supérieurs des quatre familles franciscaines, enfin d'autres personnes remarquables, et qu'ont approuvées de nombreaux Cardinaux de la Sainte Eglise Romaine, des Archevêques et des Evêques.
En consequénce, ayant consulté la Sacrée Congrégation des Rites, de science certaine et après mûre réflexion, en vertu de la plénitude du pouvoir Apostolique, par cette Lettre et pour toujours, Nous faisons, Nous constituons et Nous déclarons Sainte Claire, vierge d'Assise, céleste Patronne auprès de Dieu de la Télévision, en lui attribuant tous les privilèges et honneurs liturgiques qu'un tel patronage comporte, nonobstant toutes choses contraires.
Nous annonçons, Nous établissons, Nous ordonnons que cette présente Lettre soit ferme et valide, qu'elle sorte et produise tous ses effets dans leur intégrité et leur plénitude, maintenant et à l'avenir, pour ceux qu'elle concerne ou pourra concerner; qu'il en faut régulièrement juger et décider ainsi; que dès maintenant est tenu pour nul et sans effet tout ce qui pourrait être tenté par quiconque, en vertu de n'importe quelle autorité, en connaissance de cause ou par ignorance, contre les mesures décrétées par cette Lettre.
Donnée à Rome, près Saint Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 14 février 1957, de Notre Pontifical la 19éme année.
PIUS PP. XII
  
*La lettre Apostolique, en "forme breve" - dont nous donnons ci-dessus la traduction du latin - a été publiée dans les Acta Apostolica Sedis du 21 août 1958, vol. L, p. 512-513.

mercredi 18 juin 2014

Abbé Chazal: Soyons les chiens du seigneur (novembre 2013, Québec)




Transcription: 

Au nom du Père et du Fils et de St Esprit, Ainsi soit-il.
Mes biens chers frères, nous célébrons aujourd’hui, la fête de la dédicace d’une grande basilique. L’évangile nous parle, d’une maison, de la maison de Zachée. Parce que toutes les églises ont commencé dans des maisons, donc ne soyons pas surpris, si on recommence à dire la messe dans des maisons et pas dans des églises. Ils ont les églises, nous avons la foi, à cause de laquelle, ces églises ont été construites. Notre destin n’est pas de nous comporter comme des chats mais comme des chiens. C’est-à-dire, quand tout va bien le chat est dans la maison avec son maitre, le chat ronronne sur les genoux de son maitre, et le chat ne put pas, ne sent pas mauvais, il fait sa toilette, il est facile d’entretien, quand le maitre est dans la maison, le chat peut partir, ça ne lui dérange pas d’abandonner son maitre si le maitre est dans la maison. Le chien par contre, sent mauvais, il n’est pas très discret, il a plein de défauts. Mais quand le maitre quitte la maison, le chien suit le maitre. Et c’est comme ça que nous devons nous comporter.

lundi 16 juin 2014

Mgr Williamson: Sermon de la messe du Bon Pasteur en Pays Basque, le 4 mai 2014




NOTE de Reconquista: Les sous titres ont été ajoutés pour la transcription

Au nom de Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Asseyez-vous.

Cher Monsieur l’abbé, chers fidèles.

C’est le dimanche du Bon Pasteur, à cause évidemment de l’Evangile d’aujourd’hui, et l’Epitre s’en rapproche aussi, parce que saint Pierre y compare les fidèles à des brebis. Nous en avons juste de l’autre côté de la maison, des brebis et des moutons. C’est touchant, ce sont des animaux très attrayants en quelque sorte, par leur douceur et leur docilité. Aujourd’hui, on peut appliquer les trois caractéristiques que Notre Seigneur donne de lui-même comme Bon Pasteur. D’abord, le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis.

Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis

00 :01 :00
Il ne cherche pas ses propres intérêts. Il cherche les intérêts de son Père, de Dieu. Le Bon Pasteur cherche les intérêts de Dieu. L’essence de la religion conciliaire c’est de chercher les intérêts de l’homme. Et on voit celui qui est pape actuellement (si il est bien pape, c’est une question disputée si vous voulez, personnellement je crois que le pape François est pape, mais je n’insisterai pas là-dessus, dans ce sens qu’il se comporte si peu comme le Bon Pasteur, qu’on peut mettre en question si vraiment il remplit ses fonctions) en tous cas, il s’applique à plaire aux hommes. Et c’est très bien, en quelque sorte, seulement il oublie les intérêts de Dieu.
00 :02 :04
Si on suit ce qu’il dit, le pape François, si on suit ce qu’il fait, c’est presque toujours pour plaire aux hommes. Et pour servir les hommes, il faut absolument plaire à Dieu. Donc il ne sert pas les hommes en se rendant agréable aux hommes. En cherchant leurs intérêts, au lieu des intérêts de Dieu, il ne s’occupe pas de leurs intérêts. Dieu n’a-t-il pas dit à sainte Thérèse d’Avila : occupe-toi de mes intérêts, et moi je m’occupe des tiens ? Et c’est très juste. Et nous remercions tous Monsieur X et Madame, de leur hospitalité pour cette messe, si on peut dire : ils s’occupent des intérêts de Dieu, et Dieu s’occupera des leurs.
Je me souviens bien d’un papa et d’une maman aux Etats-Unis, qui se donnaient beaucoup de peine, chaque dimanche, pour constituer une chapelle d’occasion dans un motel. Les linges d’autel étaient impeccables, chaque dimanche ! Fraîchement lavés, fraîchement repassés, et le père aussi, maniait les objets : les agenouilloirs, que sais-je, les prie-Dieu…Et tous les dimanches ! Ils avaient huit enfants, et trois sont entrés en religion. Deux sont devenus et sont encore des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, et une religieuse des dominicaines.
Sur huit enfants, trois vocations ! Sans aucun doute, parce que papa et maman donnaient l’exemple de prendre au sérieux les intérêts de Dieu et de servir les intérêts de Dieu. Et les enfants ont vu dans les faits, qui parlent plus fort que les paroles, que papa et maman prenaient au sérieux le Bon Dieu, et ils ont fait de même. Les enfants ont suivi l’exemple. L’exemple parle plus fort que les paroles. Alors les paroles et les exemples du pape actuel ne sont pas les paroles et les exemples d’un Bon Pasteur. Et de même en remontant à Jean Paul II. Vous vous souvenez qu’à un moment donné Mgr Lefebvre a fait deux dessins pour signaler, essayer de signaler la gravité de cette réunion d’Assise, et le pape Jean Paul II, dit-on, a regardé une fois ces images, et a dit à ceux qui l’entouraient : il pense que je ne suis pas le Bon Pasteur !
Evidemment Jean Paul II se prenait lui-même pour un Bon Pasteur ! Il ne pouvait guère croire qu’on ne crût pas qu’il était le Bon Pasteur. Pourtant…Lui aussi s’occupait trop des intérêts des hommes, il s’occupait trop à plaire aux hommes, pour plaire à Dieu. Dieu passait en deuxième lieu, en second lieu. Ce n’est pas cela, le Bon Pasteur. Et le Bon Pasteur donne sa vie pour les brebis, première caractéristique dans l’Evangile d’aujourd’hui, du Bon Pasteur, en les amenant à Dieu, et en mettant Dieu à la première place. Et les chefs actuels de la Fraternité Saint Pie X cherchent également à plaire aux hommes de l’église, à plaire aux hommes, au chef de l’église conciliaire.
Et ce faisant, ils mettent par terre la Fraternité Saint Pie X. Si elle n’est pas encore morte, elle est sur son chemin actuel, mourante. A la fin de ce chemin là, c’est la mort de la Fraternité Saint Pie X, c’est la mort de l’œuvre de Mgr Lefebvre. Et donc il faut, jusqu’à donner sa vie pour les brebis, chercher les intérêts de Dieu. Et la deuxième chose que le Bon Pasteur dira, c’est que : il connaît ses brebis, comme ses brebis le connaissent.

Il connaît ses brebis, comme ses brebis le connaissent


Et, Notre Seigneur de comparer avec la façon dont lui et le Père se connaissent entre eux. C’est une comparaison très éloignée, parce que la connaissance mutuelle, à l’intérieur de la Sainte Trinité, est quelque chose d’infini et qui dépasse infiniment nos petites têtes. Mais quand même Notre Seigneur fait cette comparaison pour dire à quel point la connaissance mutuelle est intime entre lui et ses brebis. Je peux me poser à moi-même la question, partie d’un examen de conscience : est-ce que j’ai cette connaissance et cette confiance en Notre Seigneur qu’ont les brebis ont leur pasteur ?

Ou : est-ce que c’est, même éloignément [de façon éloignée], comparable à la connaissance entre Notre Seigneur et son Père ? Une connaissance intime : Notre Seigneur nous connaît, chacun de nous. Et si nous sommes ses amis, ses serviteurs, ses fidèles, il nous connaît de façon particulière, comme ses brebis. Nous n’avons pas, dans cette crise rendue encore plus aiguë par la déchéance de la Fraternité Saint Pie X, nous n’avons pas à mettre en doute le souci qu’a le Bon Pasteur pour nous. Il sait par où nous passons, il sait très bien ce qu’est le monde qui nous entoure, il sait ce qui a fait tomber l’Eglise officielle, il sait et il connait intimement cette maladie qui fait également et parallèlement tomber maintenant la Fraternité Saint Pie X.

Il sait tout cela. Pensez-vous qu’il a l’intention pour autant de nous abandonner nous autres ses brebis, si nous le sommes ? Bien sûr que non, c’est évident. Donc, puisque le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis, et qu’il nous connaît intimement, faisons lui confiance. Le manque de confiance le blesse,  Notre Seigneur, comme un parent, comme un père ou une mère, est blessé si jamais leurs enfants se méfient d’eux. Un bon père, une bonne mère est blessée par ce manque de confiance de la part des enfants. Et troisièmement Notre Seigneur dit : j’ai d’autre brebis qui ne sont pas de cette bergerie.

J’ai d’autre brebis qui ne sont pas de cette bergerie

Qu’est-ce à dire ? Là encore nous voyons, c’est à peut-être à comparer avec une autre parole de Notre Seigneur : les derniers seront les premiers, les premiers seront les derniers. Il y a des âmes tout à fait surprenantes que Notre Seigneur attirera à lui. Sommes-nous aptes à reconnaître et à l’aider à attirer ces âmes, disons, du point de vue humain, surprenantes ? Eh bien, c’est peut-être bien des brebis qui ne sont pas évidemment catholiques, ou qui ne sont pas évidemment traditionalistes, mais qui arriveront à la onzième heure. Dieu sait, Dieu les connait, le Bon Pasteur les connait ; vous et moi nous nous laisserons surprendre, mais gardons l’esprit ouvert, pour que nous puissions et sachions reconnaître ces âmes lorsqu’elles se présentent sur notre chemin.

C’est tout à fait possible, et hélas ! Nous devons reconnaître qu’aujourd’hui parmi les premiers il y a des derniers. Il y a des premiers qui étaient en avant, qui étaient parmi les serviteurs les plus éminents, apparemment, à vue humaine, de Notre Seigneur…C’étaient autrefois les chefs de l’Eglise catholique, qui sont presque tous tombés dans le modernisme ! C’est maintenant les chefs de la Fraternité qui tombent ou sont en train de tomber dans le modernisme : ce sont les premiers qui risquent de devenir les derniers ! A l’inverse alors, les derniers qui peuvent devenir les premiers : sachons profiter des hérésies, des divisions, des inimitiés entre ceux qui se disent catholiques, pour discerner ceux qui sont les vraies brebis de Notre Seigneur.

Et, bien sûr, méfions-nous toujours de nous tromper parce qu’il est facile de prendre les premiers pour des premiers qui sont devant Dieu les derniers, et l’inverse ! Mes pensées ne sont pas vos pensées, vos chemins ne sont pas mes chemins, dit le Seigneur à travers son prophète Isaïe. Dieu nous dépasse et ses pensées, et ses plans, et ses idées nous dépassent. Apparemment, aujourd’hui, il laisse beaucoup souffrir son Eglise, trop, il laisse tromper ses serviteurs, il permet que ses serviteurs se laissent tromper. Est-ce qu’il les abandonne ? Est-ce qu’il nous abandonne ? Non, non. Si nous abandonnons Dieu, si nous abandonnons le Bon Pasteur, ce sera toujours par notre propre faute.   

Donc : sachons soumettre notre propre façon de voir les divisions, et les heurts, et les erreurs et les chutes d’aujourd’hui. Sachons observer tout cela avec, autant que possible, les yeux de Dieu. Bien sûr, c’est impossible pour nous, mais autant que nous pouvons, sachons toujours reconnaître que nous pouvons nous tromper, ou en louant, ou en condamnant untel ou untel. Avec cette humilité, humilité de vision, prions pour que nous voyions les choses, autant que possible comme Dieu les voit. Et donc veillons, prions, ayons une grande confiance dans le Bon Pasteur : même si tout le monde l’abandonne, ce n’est pas lui qui va nous abandonner le premier. Pour qu’il nous abandonne, dit saint Augustin, il faut que nous, nous l’abandonnions les premiers.
Et tant que nous ne voulons pas être abandonnés par Dieu, ce n’est pas lui qui nous abandonnera. Malgré toutes les circonstances difficiles, malgré toutes les apparentes impossibilités, Dieu, le Bon Pasteur ne peut pas abandonner ses brebis, c’est impossible. Jusqu’aux martyrs qui étaient livrés dans l’arène aux lions, pour être mangés par les lions, eh bien Dieu ne les abandonnait pas il s’occuperait d’eux et les prendrait, s’ils mouraient, tout de suite au ciel. N’ayons pas peur. N’ayez pas peur, j’ai vaincu le monde, dit Notre Seigneur. Le monde d’aujourd’hui est d’une certaine façon terrifiant. La séduction est si puissante, si douce, si séductrice que facilement on pourrait s’y laisser prendre.

Mais il suffit que nous ne voulions pas, pour que nous vainquions dit Notre Seigneur. La foi c’est notre victoire sur le monde dit saint Jean. Donc gardons la foi malgré tout, contre vents et marées, et comme je viens de dire aux petits confirmands, toujours bien sûr une grande confiance en Notre Dame, qui est, si on peut dire, en particulier dans ces derniers siècles vers la fin du monde, elle est en particulier l’agent, l’agent de Notre Seigneur, l’intermédiaire de Notre Seigneur pour nous aider à sauver nos âmes.
Parce qu’on pourrait s’effarer de Notre Seigneur, sachant qu’il est Dieu, le Dieu de majesté, le Pentocrator, mais Notre Dame étant une mère, une femme, est d’autant moins terrifiante et d’autant plus facile d’accès, si on peut dire. Donc la confiance en Notre Dame et, à travers elle, une confiance, une grande confiance dans le Bon Pasteur, qui sait ce qu’il fait pour nous tous, et pour chacune de ses brebis.
Au nom de Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.



samedi 14 juin 2014

Mgr Williamson: Les sept âges de l'Eglise, Montréal, le 30 octobre 2013


Mgr Williamson ayant mentionné dans une de ses récentes conférences en France cette division de l'histoire de l'Eglise, nous pensons qu'il peut être intéressant de publier la transcription de cette conférence



Télécharger en PDF

Conférence avec minutage. Nous tenons à votre disposition le fichier mp3.
Nous remercions le traducteur et le blog Filii Mariae pour la vidéo.

Conférence


Excusez moi pour cette tenue de guérilla ... [Mgr est en clergyman, tenue habituelle des prêtres en Angleterre, d'où Mgr vient de débarquer]
00 :00 :00
…Je pourrais commencer par là : nous sommes bien en guérilla ; la situation du monde, de l’Eglise et maintenant de la Fraternité Saint-Pie X est telle ! Probablement je n’ai pas besoin de vous le dire, mais il y a toujours la tentation de penser que ce n’est pas si terrible que cela. Que…la vision, par exemple, à la tête de la Fraternité Saint-Pie X maintenant est sûrement la suivante : la Fraternité Saint-Pie X est une congrégation normale, Rome n’est pas réellement anormale. Ce n’est pas normal, mais ce n’est pas tellement anormal, alors, avec un peu de souplesse des deux côtés, on pourrait quand même s’entendre et arriver à un accord. Voilà la vision à la tête de la Fraternité.
00 :01 :11
C’est une vision très déficiente, parce qu’on ne comprend pas la profondeur du mal. Le mal est très profond. Le mal remonte à des siècles et des siècles. On peut bien, je ne sais pas combien d’entre vous sont au courant de la vision de l’histoire de l’Eglise du père Holzhauser, des sept époques de l’Eglise. Il y a les trois époques qui montent, il y a les mille ans de chrétienté, et puis il y a trois époques qui descendent. Ça fait sept époques. Un peu plus de détail :

1. L’époque des apôtres 

00 :02 :12
Il y a l’époque des apôtres, de la mort de Notre Seigneur en croix jusqu’à la destruction de Jérusalem : l’époque des apôtres ; donc, de trente-trois jusqu’à soixante-dix, la destruction de Jérusalem par les Romains, la fin publique et évidente de la religion mosaïque, de la religion de l’Ancien Testament. Cette religion, [ ?], est morte avec la mort de Notre Seigneur en croix. Mais ce n’était pas…la mort de l’ancienne religion, de Moïse, de l’Ancien Testament, n’était pas évidente. Jusqu’à la destruction de Jérusalem, la mort de cette religion mosaïque n’était pas évidente, avec la destruction de Jérusalem, cela devient évident.

2. L’époque des martyrs

00 :03 :00
Deuxième époque : l’époque des martyrs, de soixante-dix jusqu’à trois cent treize. Trois cent douze, la bataille du pont Milvius où l’empereur Constantin a battu l’empereur Maxence, et Constantin est devenu le maître de l’Empire Romain ; et un an plus tard, c’est l’édit de Milan et la libération de la religion chrétienne, de la religion catholique et chrétienne. L’Eglise monte. Imaginez-vous une époque où l’Eglise monte au lieu de descendre. Il faut se l’imaginer, hein ? parce que nous sommes tellement habitués à la descente, la descente, la descente de l’Eglise. Et si nous pensons que l’Eglise monte aujourd’hui, nous trompons.
00 :04 :06
Deuxième époque de l’Eglise, jusqu’au triomphe de l’Eglise sur l’empire Romain. L’empire Romain s’est fait chrétien, suite à l’édit de Milan. S’il faut encore des années, mais sous l’empereur Théodose, à la fin du IVème siècle, l’Eglise monte encore, mais le Diable change de tactique. Avec la conversion de l’empire Romain, on ne peut plus jeter les chrétiens aux lions. Et la police, maintenant est du côté des chrétiens au lieu d’être contre les chrétiens. La police romaine, l’empire Romain. Alors le Diable ne peut plus utiliser l’empire et la police pour abattre les chrétiens. Il doit corrompre la doctrine. Et donc, au lieu d’attaquer les corps, il s’attaque aux esprits, aux esprits catholiques.

jeudi 12 juin 2014

Mise en ligne de documents à télécharger

Nous avons récemment mis en ligne quelques documents à télécharger au format pdf. Ces documents peuvent également être trouvés sur le site Auxilium Christianorum

Magistère:


et également:

Ainsi que les 5 numéros du bulletin Reconquista: 






Mgr Williamson: Sermon des confirmations en AUVERGNE, le 11 mai 2014


Mgr Williamson: sermon de la cérémonie de confirmations [Télécharger]


C’est un privilège  et c’est une petite ironie de la Providence qu’un Anglais doive tenir la parole pour la fête de sainte Jeanne d’Arc ! Nous allons revenir là-dessus, mais pour le moment il s’agit de la confirmation des enfants, principalement sans doute des enfants, mais aussi de quelques adultes, et quelques-uns sous condition, pour garantir que la confirmation a eu lieu au moins une fois. Si non la première fois, certainement la seconde fois ; si la première fois, la seconde fois n’est rien. Donc c’est une confirmation sous condition : sous la condition qu’ils ne sont pas déjà confirmés.

Ils le sont quand même, si la première fois c’était valide. Mais aujourd’hui on ne peut pas être sûr de la validité des sacrements,  parce que la nouvelle église joue sur l’ambiguïté. Alors on fournit les anciens sacrements pour garantir la validité. La grande leçon que doivent apprendre les enfants dans la mesure où ils comprennent, c’est que la confirmation fait d’eux des soldats pour un combat : le combat de la foi. Beaucoup d’entre vous avez sans doute fait les Exercices de saint Ignace, et vous vous souvenez qu’il y a deux étendards, et pas trois ! L’étendard de Satan et l’étendard du Christ, et à partir du troisième étendard jusqu’au millième, tous ces étendards-là sont de Satan.

Toute apparence, espèce de compromis entre le Christ et le Satan appartient à Satan. Satan lance les compromis, conçoit les compromis, promeut les compromis, parce qu’il sait que finalement ça jouera pour lui. Notre Seigneur ne propose pas de compromis. On se souvient du sixième chapitre de l’Evangile de saint Jean, où il a parlé de l’eucharistie à venir, et il a dit quelque chose comme : qui ne mange pas ma chair et qui ne boit pas mon sang n’a pas la vie en lui. Mais il est fou ! On dit les juifs. C’est du cannibalisme ! Non. Mais la grande partie des disciples se sont éloignés de lui, l’ont quitté à ce moment-là. Est-ce que Notre Seigneur a amoindri la doctrine pour plaire aux disciples et pour retenir le nombre ? Non.

C’est au nombre à s’adapter aux vérités gigantesques du Ciel, telle l’Eucharistie : mystère insondable et incompréhensible même pour les anges, dit saint Thomas d’Aquin. Donc, pas de compromis. Et, les enfants, apprenez et comprenez que vous devrez combattre ! Et si jamais vous avez l’impression que vous pouvez rester tranquilles tout en servant Notre Seigneur Jésus Christ, détrompez-vous ! Parce que vous êtes bien, et c'est bien possible que vous soyez dans une illusion satanique. Rien de moins que satanique : ce sera une illusion douce, une illusion doucereuse, une illusion consolante, une illusion bien moins exigeante, mais une illusion quand même !

Et qui ne mènera pas au Ciel. Donc, les enfants, préparez-vous à combattre et à être de vrais soldats. Et les filles, à être des soldats aussi, mais pas soldat style moderne, c’est-à-dire soldat matériel. Les filles n’ont aucune place dans une armée, dans une vraie armée, si ce n’est derrière les lignes pour panser les blessures des soldats, mais combattre, non ! Mais par contre dans le combat spirituel, oui ! Dans le combat spirituel, là toutes les âmes qui se trouvent dans cette vallée de larmes doivent combattre pour aller au Ciel. Et qu’est-ce que le reste côté du Ciel, qu’est-ce qui profite à l’homme de gagner le monde s’il perd son âme ?

Qu’est-ce que le mendiant a souffert dont le chien, dans l’Evangile, dont le chien léchait les blessures. Il était dans la misère humainement parlant, mais il était dans la main de Dieu et il est allé au ciel. Qu’est-ce que ça fait si je perds tout sur cette terre, mais si j’arrive au Ciel ? et que les mères désolées actuellement par les déviations de leurs enfants, de leurs fils en particulier, que les mères réfléchissent et se rappellent que c’est le dernier moment qui compte. Et peut-être qu’un fils qui fait des bêtises maintenant, même des bêtises pendant des décennies d’années, s’il revient, si maintenant il revient à lui-même et qu’il meurt dans la grâce de Dieu, qu’est-ce que cela a importé qu’il ait fait des bêtises pendant des dizaines d’années ?
Il a brisé le cœur de maman, mais c’est le cœur brisé de maman qui a obtenu les grâces du dernier moment. Donc, que l’on ne se désole pas trop pour les infortunes. Et même durant cette vie, qu’on garde toujours en vue ces derniers moments qui sont les moments décisifs : « maintenant et à l’heure de notre mort », prions-nous toujours la Très Sainte Vierge… Chers enfants et chers adultes, préparez-vous au combat. Vous devrez vous battre, et le combat matériel est bien moins compliqué : on prend une mitraillette, et on arrose l’ennemi physique, en face, de balles. Très bien ! C’est relativement facile, mais le Diable, on ne le voit pas, et il est pourtant partout ! Les diablotins sont partout aujourd’hui, et ils règnent. Ils font ce qu’ils veulent, et donc les enfants, les adolescents se trouvent entourés de dangers et de ce combat invisible aux yeux du corps…

Mais très visible pour ceux qui ont gardé ouverts qui ont encore ouverts les yeux de l’âme. Pour garder ouverts les yeux de l’âme : la prière, la prière surtout. Mais Notre Seigneur ne dit pas seulement : priez, il dit : veillez et priez. Gardez les yeux ouverts. Et remarquez même comment il dit non pas : priez et veillez, mais : veillez et priez. Et la raison est évidente : si je ne veille pas, si je ne reste pas éveillé, si je m’endors, je cesserai de prier, comme les apôtres dans le jardin de Gethsémani, auquel Notre Seigneur a donné cette consigne : veillez et priez. Ils n’ont pas veillé, et ils ont cessé de prier !

Veillez : observez ce qui se passe, observez dans une mesure juste. Ce qui se passe dans la politique d’aujourd’hui, c’est tout autre qu’édifiant, mais il faut suivre, dans la mesure où on restera éveillé, et dans la mesure où on ne perdra pas de vue combien ce monde actuel qui nous entoure est profondément dangereux. Il nous caresse avec toutes ses séductions matérielles, mais spirituellement il est très dangereux. Et il ne faut pas perdre de vue…il ne faut pas penser que le moment du repos est venu. Sainte Thérèse d’Avila : nous nous reposerons au Ciel ! D’ici là, ça peut être fatiguant…

Monseigneur Lefebvre aurait parlé à une amie, vers la fin de ses jours, de la chape de plomb qu’est la fatigue qu’il ressentait après toutes ses années d’apostolat. Mais il a combattu jusqu’à la fin, et c’est ce que nous devons faire. Nous ne sommes pas faits pour ce monde ci, nous sommes faits pour le monde à venir. Donc, la confirmation pour confirmer, donner la fermeté, la force dans le combat spirituel, pour le sacrement de l’âge d’adulte après le sacrement de la naissance spirituelle, qu’est le baptême. Le complément du baptême, ce sacrement qui donne une grâce que ne donne aucun autre des sept sacrements - autrement il n’y en aurait que six, Notre Seigneur n’a pas institué la confirmation pour rien - c’est une grâce de force, et les dons du Saint Esprit.

Prions tous, mes chers amis, pour les enfants et adultes qui recevront aujourd’hui le sacrement de la confirmation, pour qu'ils deviennent des soldats du Christ, dans le sens spirituel du mot, et pour qu’ils soient prêts à batailler jusqu’à la fin de leurs jours,

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.

mercredi 11 juin 2014

Retraites été 2014 pour hommes,dames et jeunes filles, adolescents et foyers


Retraite pour adolescents garçons 
Du lundi 7 juillet à 12 h au samedi 12 à 13 h
Prédicateur : Abbé Pivert


Retraite pour Foyers info
Du 15 juillet (12h) au 19 juillet 14h
Lieu: Avrillé; Prédicateurs: Pères dominicains
Tract et formulaire d'inscription
Retraite pour dames et jeunes filles info
Du lundi 21 juillet (12h) au samedi 26 juillet (14h)
Lieu: Avrillé; Prédicateurs: Pères dominicains
Tract et formulaire d'inscription

Exercices de Saint Ignace (pour hommes)
Du mercredi 30 juillet, 12 h au lundi 4 août, 13 h
Lieu : Avrillé. Prédicateur : Abbé Pivert

Retraite de Vie chrétienne
Du lundi 25 août à 12 h au samedi 30 à 13h
Prédicateur : Abbé Pivert

Pour s'inscrire ou se renseigner: 

- Retraites prêchées par les dominicains02 41 69 20 06 ou par mail :  saintdominique@gmail.com

- Retraites prêchées par l'abbé Pivert
ou

Procession de la Fête Dieu le Jeudi 19 juin 2014

Venez assister nombreux à la procession de la Fête-Dieu organisée le Jeudi 19 juin par les pères dominicains d’Avrillé.
Vêpres à 17h40
Procession à 18h00
Couvent de la Haye-aux-Bonshommes.

Voir le nouveau site des dominicains d'Avrillé:  http://www.dominicainsavrille.fr/

mardi 10 juin 2014

La Révolution dans la FSSPX mange les siens


Source Forum Christus Vincit

par un prêtre



Ceux qui connaissent un tant soit peu la révolution française se rappellent que cette dernière a été mangeuse d'hommes. Elle a commencé par manger ceux qui s'opposaient à ses principes fondamentaux par des terreurs successives. La première phase consistait à éliminer les plus fidèles à Dieu et au Roi.  Mais la révolution est satanique dans son origine et dans ses moyens : elle n'aura donc pas de scrupules pour éliminer ensuite les siens. Ainsi les Girondins modérés se firent éliminer progressivement par les Montagnards. Jusqu'au sanguinaire Robespierre que ses plus proches amis craignaient. Ainsi en est-il de toute révolution : elle a une progression implacable. Celle de 1917, celle de Mao, et surtout celle du concile Vatican II. Cette dernière ( La révolution conciliaire)  a éliminé dans un premier temps les vrais tenants de la doctrine catholique : du cardinal Ottaviani jusqu'à Mgr Lefebvre. Nous en arrivons aujourd'hui à François... Sera-t-il le sommet de l'iniquité ? L'avenir nous le dira.  Mais il est bien probable que les progressistes d'aujourd'hui se fassent dévorer demain.  


Qu'en est-il de la FSSPX ? Nous savons que cette dernière a aussi fait sa révolution en 2012.  Le chapitre de 2012, chef d'œuvre de Mgr Fellay a sabordé ses propres fondements doctrinaux. La révolution a pu alors prendre son rythme de croisière. Les tenants de la nouvelle ligne ont alors éliminé la solide garde doctrinale en la personne de Mgr Williamson, fait des procès, usé d'une tyrannie qui ressemble à s'y méprendre aux méthodes conciliaires ( cf livre des procès )  et de la terreur pour paralyser toute réaction.


Et nous voyons désormais, à peine étonnés, la suite du scénario révolutionnaire se dérouler. La révolution ne craint pas d'éliminer ceux qui ont été initialement à son service, à sa solde.  C'est ainsi que l'abbé Wailliez, qui s'est "amusé " à pirater les boîtes mails de ses confrères, se trouve maintenant littéralement lâché par ceux-là même qui lui ont fait faire le " sale boulot " : le « pauvre abbé » est nommé dans un petit prieuré! La révolution ne fait jamais de cadeau. L'abbé Wailliez aurait dû y penser à deux fois! 
Ce sera probablement le sort d'un abbé Wuilloud ou d'un abbé Quilton dont la noire besogne sera, pour leur vie sacerdotale, une tache indélébile : leurs maîtres révolutionnaires les lâcheront comme de vulgaires instruments. Ils ont fait le travail d'un Judas : ils ont livré leurs confrères mais le sanhédrin ne tiendra pas compte de leurs "bons services".



D'autre part, arrêtons-nous sur le cas de l'abbé de Cacqueray. Courageux dans un premier temps, il a commencé à résister aux ukases de Menzingen, mais il n'a pas vu la malice intrinsèque du libéralisme de Menzingen ( Il faut en effet se marteler l'esprit qu'il n'y a pas plus sectaire qu'un libéral, dixit Louis Veuilllot ). Il aura eu le triste privilège d'avoir fait miroiter, auprès de nombreux braves prêtres du district de France, qu'il ne fallait surtout pas bouger ( entre autres, ne pas signer l'Adresse aux fidèles ) car il allait poser une action mémorable qui réglerait tous les problèmes avant janvier 2014. Beaucoup le crurent et ne firent rien. Et rien ne vint, sinon l'annonce de son départ triomphal chez les Capucins. Les confrères qui n'ont pas signé ou qui étaient inquiets se trouvent désormais paralysés. Il n'y a pour eux que l'attente d'une mort certaine : le venin libéral de Menzingen va les noyer progressivement ( l'abbé Rostand est nommé responsable de la communication de la FSSPX) et ils n'auront plus aucun recours interne.
L'abbé de Cacqueray aurait pu être celui devant lequel la révolution aurait tremblé s'il avait posé des actes courageux comme la coupure du district de France avec Menzingen : il était prêt à couper avec Menzingen mais son loyalisme à l'égard d'une autorité tyrannique et libérale l'a empêché de poser cet acte qui eût été salvateur pour toute la Tradition; le district de France ayant coupé avec Menzingen, la chute de ces derniers était inéluctable et tout aurait été récupérable. Il aurait fallu pour cela une âme autrement plus forte pour poser cet acte; il restera celui qui aura freiné la plus grande partie de la réaction catholique. Son départ chez les Capucins ne changera rien à l'analyse historique de cette lâcheté. 
N'ayant pas posé cet acte, tout s'enchaîne. La révolution le récupère à son profit et utilise ses derniers jours de mandat pour convaincre les derniers valeureux combattants de déposer les armes, entretenant ainsi l'illusion que Menzingen est revenu à de bons sentiments et que tout est rentré dans l'ordre . 


Non ... la révolution n'a pas de pitié. Dommage pour ceux qui la croit sincère...



Faut-il trembler de voir ceux que nous pensions être les meilleurs devenir des agents et des victimes de la révolution ? Il faut trembler pour ne pas être de ce nombre. Le Bon Dieu ne veut plus un semblant de vertu ou de sainteté. Il veut des âmes toute données à la Vérité et prêtes à mourir pour Elle.

dimanche 8 juin 2014

Le 8 juin, François, Mahmoud Abbas et Shimon Peres prieront pour la paix

Lors de son voyages au Proche-Orient, le pape François a invité les présidents palestinien, Mahmoud Abbas, et israélien, Shimon Pérès, au Vatican pour une prière pour la paix :
« En ce lieu [de Bethléem], où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix.
J’offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière. Tous, nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes. Nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »
Mais quel est le Dieu qui sera prié lors de cette rencontre ?
Celui de François, de Mahmoud Abbas ou de Shimon Peres ?
La guerre hélas ne date pas d’hier. Depuis que l’homme est blessé par le pêché originel, ses passions l’emmènent au conflit et à la destruction, juste conséquence du pêché.
Si l’initiative du Souverain Pontife peut sembler de bonne foi, elle se perd hélas dans les utopies d’un rêve relativiste, qui plus est condamné maintes et maintes fois par l’Eglise. Jamais comme avant on a voulu et appliqué le dialogue interreligieux, et pour autant, jamais la religion ne fut plus cause de conflit qu’aujourd’hui.
Si le prince de la Paix est né à Bethléem, jamais les peuples de la Terre ne sauraient trouver la paix en le rejetant. C’est le message le plus important, celui qui justifie même de l’existence de la charge de Pape. C’est ce message que n’a pas délivré François. C’est le contraire qu’implique cette nouvelle mascarade interreligieuse.
Xavier Celtillos

samedi 7 juin 2014

Commentaire eleison 360 EGlise conciliaire ? (7 juin 2014)


Numéro CCCLX (360)
 
7 juin 2014

« EGLISE CONCILIAIRE »?
L’expression « église Conciliaire » exprime évidement une réalité, quelque chose de réel, à savoir la masse de personnes et d’institutions qui se proclament Catholiques mais qui en fait sont en train de glisser dans la pratique de la nouvelle religion humaniste du Concile Vatican II. « En train de glisser » car le Conciliarisme, ou le néo-modernisme, est programmé précisément pour permettre aux Catholiques de conserver les apparences de la Foi, tandis qu’il la vide de sa substance. Dans le concretles Catholiques peuvent suivre ce processus aussi rapidement ou lentement qu’ils le désirent, et ils n’ont même pas besoin de le pousser jusqu’au bout, mais dans l’abstrait le Conciliarisme est radicalement opposé au Catholicisme et, poussé jusqu’au bout, il détruit en m&e circ;me temps la Foi et l’Eglise, ce qui était son objectif.
Le processus n’est pas difficile à observer ni à comprendre, mais les libéraux à la tête de la Fraternité Saint Pie X, en recherchant la réconciliation avec les Conciliaristes à Rome, ont fait de leur mieux pour embrouiller la question de l’église Conciliaire et de l’Eglise catholique. Par exemple, l’Eglise catholique est visible, diront-ils, et l’église Conciliaire est l’église visible, donc l’église Conciliaire est l’Eglise Catholique, argument déjà condamné il y a des années par Monseigneur Lefebvre comme « enfantin » (nombreuses sont les églises visibles qui ne sont pas catholiques). Tout aussi enfantin est l’argument selon lequel il n’y a qu’une seule Eglise, de telle sorte que l’église Conciliaire et l’Eglise catholique doivent être une seule et même Eglise (il y a des milliers de fausses églises).
La vérité n’est pas si compliquée. L’Eglise Catholique est un organisme vivant, à la fois divin et humain, comme son Fondateur Jésus-Christ. En tant que divine, étant Son Epouse Immaculée, elle ne peut être corrompue ni sujette à la corruption, mais en tant que composée d’êtres humains pécheurs, elle peut partiellement pourrir tout comme n’importe quel autre organisme vivant. Donc une façon utile de comprendre comment l’église Conciliaire se tient par rapport à l’Eglise catholique est de penser à une pomme partiellement pourrie.
D’une part la partie pourrie appartient à la pomme. Tout ce qui est pourri était auparavant de la pomme. Ce qui est pourri est une corruption de la pomme, un parasite sur la pomme, il ne pourrait exister sans la pomme et il demeure fermement attaché à la pomme jusqu’à ce que la partie pourrie s’en détache et tombe. D’une façon semblable le Conciliarisme appartient à l’Eglise Catholique pour autant que tout ce qui est Conciliaire fut en son temps catholique, il s’agit d’une corruption de l’Eglise catholique, un parasite sur l’Eglise catholique, qui ne pourrait exister sans l’Eglise catholique, et qui demeure fermement attaché à quelque partie de l’Eglise catholique, jusqu’à ce qu’il détruise cette partie, ainsi qu’il fut programmé pour le faire.
D’autre part la pourriture n’appartient pas à la pomme. Aucune pomme n’a jamais existé pour être une pomme pourrie. Toute pourriture est une transformation d’une pomme quelconque, une corruption et un parasite de la pomme, la transformant en pire, résultant en quelque chose de tout à fait différent d’une pomme, quelque chose que personne de raisonnable ne rêverait de manger ni de décrire comme n’étant point différente de la pomme. De même le Conciliarisme n’appartient pas à l’Eglise catholique, c’est la corruption d’une chose catholique et c’est un parasite sur quoi que ce soit de catholique. Il transforme une partie humaine de l’Eglise catholique en pire, et produit quelque chose d’essentiellement non catholique, qu’aucun catholique raisonnable ne voudrait appeler catholique ni ne voudrait s&rsq uo;y associer, sous peine de perdre sa foi.
Bref, le Conciliarisme est de la pourriture, et l’ « église Conciliaire » est l’unique Eglise divine-humaine en tant que pourrie par Vatican II dans l’un ou l’autre de ses aspects humains. Bien sûr, l’Eglise catholique durera jusqu’à la fin du monde (Mt.XXVIII,20) tandis que l’ « église Conciliaire » ne fait pas plus que partie d’une longue lignée d’églises parasites, au cours des âges, vivant de ce qu’elles pourrissent et pourrissant ce dont elles vivent. Une plaie sur tous les libéraux, confus eux-mêmes, et répandant la confusion!
Kyrie eleison.

L’Eglise est en partie de Dieu et en partie de l’homme.
La partie humaine peut devenir pourrie, non pas la divine.