dimanche 22 avril 2018

La Guerre Évitée ? – I

Kyrie eleison DLXII ( 21 avril 2018 )

Quand Dieu garde les hommes : le juif est dans les liens.
Mais, répudiant Dieu, ils sont réduits à rien.

À la fin du monde, « vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres », dit Notre Seigneur (Mt. XXIV, 6), toutefois « gardez-vous de vous troubler ; car il faut que ces choses arrivent, mais ce ne sera pas encore la fin. » Au cours des dernières semaines, nous avons certainement entendu des rumeurs de guerre, voire la menace d’un affrontement majeur opposant les forces armées des Etats-Unis à celles de la Russie. Depuis lors, la menace semble s’être éloignée. Que s’est-il donc passé ? Et quelles sont maintenant les perspectives d’avenir ? Sommes-nous désormais à l’abri d’une troisième guerre mondiale ?

Il est difficile de le dire avec certitude car, bien sûr, les moyens de communication publics sont pratiquement tous entre les mains de cette race qui pousse vers la Troisième Guerre mondiale. Par celle-ci, elle entend parachever sa tyrannie sur toute l’humanité, tyrannie que les deux premières Guerres mondiales ont laissé inachevée. C’est pourquoi les reportages des média sont pratiquement tous orientés en faveur des personnes et des événements qui pourraient mener à la guerre. Cependant, cette race n’a pas encore réussi à contrôler l’Internet, lequel, pour le moment, contrarie leur contrôle absolu de l’opinion publique. Aussi des voix saines peuvent-elles encore se faire entendre pour ceux qui cherchent la vérité. Ce qui suit est une analyse des événements, réalisée à partir d’éléments fournis par deux commentateurs américains, tous deux accessibles sur Internet : Paul Craig Roberts, et “The Saker”.

La dernière confrontation redoutée entre les Etats-Unis et la Russie en Syrie a pu être évitée grâce au fait que les dirigeants des forces armées américaines à Washington n’ont pas voulu entrer en conflit avec les Russes, à cause des armes redoutables que possèdent ces derniers et dont le président Poutine a fait état tout récemment. Ces armes sembleraient pouvoir anéantir d’un coup la flotte américaine actuellement en Méditerranée. Par conséquent, non seulement les Américains ont évité toute frappe susceptible de provoquer une riposte russe mais, en outre, ils ont prévenu les Russes à l’avance ; si bien que la plupart des missiles d’attaque ont été abattus par la Syrie, et les dégâts ont été minimes.

Cela signifie-t-il pour autant que tout danger soit écarté ? En aucun cas. La race mentionnée ci-dessus veut toujours la guerre, et elle contrôle la politique étrangère américaine. Ariel Sharon ne s’en vantait-il pas ? : « Nous contrôlons les Américains, et ils le savent. », disait-il. Par tous les moyens considérables dont ils disposent, ils chercheront à exciter les généraux américains et le président Trump, et à faire développer des moyens de défense efficaces contre les nouvelles armes russes. Dès qu’ils croiront avoir surmonté ces obstacles, leurs médias s’ingénieront à faire gober par le public occidental d’autres mensonges, tels que les “armes chimiques” (depuis longtemps retirées de Syrie) ou la construction de la démocratie (même si les Syriens sont plutôt heureux avec leur président Assad), ou “Poutine = Hitler” (face aux abominables provocations occidentales, ce dirigeant russe fait preuve jusqu’ici d’une patience remarquable, mais si les provocations ne s’arrêtent pas, il risque de réagir un jour, et ce sera plus que compréhensible).

Cependant, même l’influence écrasante de cette race (à peine évoquée par les deux commentateurs politiques) n’atteint pas le cœur religieux du problème (pas du tout mentionné par les commentateurs), à savoir : cette race n’est qu’un fléau utilisé – et protégé – par Dieu qui s’en sert pour punir les peuples de la terre qui lui tournent le dos. C’est pourquoi cette race a pu montrer aux dirigeants de l’Occident tous les royaumes de la terre, et se vanter qu’ils soient en son pouvoir ; et elle a pu promettre de livrer à l’Occident le Nouvel Ordre Mondial si seulement cet Occident s’incline et l’adore. Les dirigeants des nations occidentales étaient parfaitement libres de refuser cette offre, mais ils semblent l’avoir acceptée.

En conséquence, à moins que les dirigeants occidentaux ne se décident à donner la bonne réponse à cette offre, à savoir : “Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras Lui seul “, cette race continuera à utiliser tous les talents particuliers dont Dieu l’a gratifiée, pour tenter les hommes et les châtier. C’est pourquoi la troisième guerre mondiale pourra bien se produire encore, et si ce n’est en Syrie, ce sera chez n’importe quelles nations impies voulant se laisser égarer.

Kyrie eleison.

vendredi 20 avril 2018

Avril 2018 : Camps de l'abbé Picot

M. l'abbé Chazal nous a fait parvenir ces photos de scènes de la vie apostolique aux Philippines. Que  l'enthousiasme missionnaire des prêtres de cette mission donne aux européens le goût de reconquérir les âmes. 

Tous les ans, le séminaire se transforme en chantier de jeunesse



Pas question d'abandonner ce terrain crucial à l'ennemi.



D'abord, on commence avec les aînés, à partir desquels seront sélectionnés les cadres du camp des plus jeunes, la semaine suivante. Ensuite tout le monde s'enfuit sauf l'abbé Picot et les filles arrivent, encadrées par nos meilleures paroissiennes. Pendant cette semaine, les séminaristes prennent la fuite à l'île adjacente de Bohol et reprennent leurs cours.


Ce système permet d'assurer une meilleure discipline, et les garçons n'ont pas une minute de gâchée.


L'abbé June Mark Ligan, prêtre dans deux ans, Deo volente, donne deux consignes.


La nourriture est plutôt frugale, et le coût du camp est quasi inexistant, si on exclut les frais de transport. Le cadre du séminaire est réellement parfait.














Consignes de nettoyage, distribution des tâches...



Pour les heures les plus sombres du camp, un dortoir digne des heures les plus sombres...




Le coin cuisine de l'hôtellerie prend forme et a été bien utile quand 150 fidèles sont montés pour la Semaine Sainte.



Le point fort du camp est la formation intellectuelle. L'esprit de nos gamins est une tabula rasa, ou presque, parce qu'ils sont tous imprégnés de la culture dégénérée dont la société philippine est saturée aujourd'hui.   Pas de chahut, les cours sont intéressants.


Un futur frère est assis à la droite de l'abbé Ligan.


...et ils sont suivis de jeux dans la campagne et d'autres activités viriles, le tout surmonté par des temps de prière réguliers et fervents.




Pendant que les séminaristes encadrent le déroulement du jeu fixé par l'abbé Picot, celui-ci prend un peu de temps libre, en compagnie de Pepita, qui a exterminé tous les rats du séminaire... elle attend une portée. La chienne Daisy est retournée en ville chez les Coyogues, nos fidèles, et nous cherchons un chihuahua pour la remplacer.



Notre nouveau souci, est la pièce de communauté qui commence à s'épancher dans le vide... elle a été bâtie à la hâte il y a trois ans et les bambous des fondations sont à même le sol et pourrissent à cause de l'humidité. Les autres bâtiments tiennent très bien et dureront longtemps, et nous n'avons pas démarré la construction de la deuxième tour, étant trop occupés ailleurs, et pas encore si nombreux que cela.

mardi 17 avril 2018

Argument Anti-Lefebvriste – II

Kyrie eleison DLXI ( 14 avril 2018 )

Louanges et grâces à Dieu de nous avoir donné :
En Mgr Lefebvre, la foi, la Tradition, l’infaillibilité.


Revenons aux “Commentaires” de la semaine dernière. Pour quelle raison NM, en traitant du NM est d’attribuer aux papes humains trop de cette infaillibilité qui ne peut provenir que de Dieu. Pour illustrer notre propos, prenons l’image d’une installation électrique dans une maison quelconque.
problème des Papes conciliaires, conclut-il, de manière péremptoire, qu’ils n’ont jamais été Papes ? On peut tenter l’explication suivante : l’Église catholique est à la fois humaine (société composée d’êtres humains) et divine (sa particularité est d’être animée par le Saint-Esprit). Il importe de ne pas confondre ces deux aspects. Les êtres humains, en tant que tels, sont nécessairement faillibles : Dieu seul est infaillible. L’erreur des catholiques qui recourent à la solution radicale de

Quand je branche des fiches dans une prise électrique murale, ce n’est pas la prise qui fournit le courant. C’est la centrale électrique qui envoie l’électricité jusqu’à la prise murale et de là, dans l’appareil électrique qu’il faut alimenter en courant. La centrale électrique, c’est Dieu. La prise murale, c’est l’Église. Le courant, c’est l’infaillibilité de l’Église, venant de Dieu. La fiche représente les quatre conditions que seul le pape peut réunir pour correspondre vraiment à la prise. Ces quatre conditions à réunir sont : qu’il 
  • 1) s’exprime en tant que Pape et non en tant que personne privée, 
  • 2) afin de définir une fois pour toutes, 
  • 3) un article de foi ou de morale, 
  • 4) avec l’intention d’obliger tous les catholiques à l’accepter. 
Par ces quatre conditions, le Pape, et lui seul en tant qu’être humain, jouit d’un accès garanti à l’infaillibilité divine de l’Église. Les quatre conditions requises doivent être engagées par le pape. L’infaillibilité, c’est l’engagement de Dieu.

Certes, cette « prise murale » particulière, connue sous le nom de Magistère extraordinaire (ME) de l’Église, n’est pas le seul canal par lequel les hommes accèdent à l’infaillibilité de l’Église. Ils peuvent y accéder beaucoup plus souvent par le Magistère Ordinaire de l’Église (MO), qui correspond à la Tradition Catholique, c’est-à-dire ce que l’Église enseignante, papes et évêques en particulier, a enseigné partout dans le monde depuis que Jésus-Christ nous a laissé, avec son Église, le dépôt de la foi pour être confirmé infailliblement par les apôtres à la Pentecôte et transmise infailliblement par eux jusqu’à la mort du dernier d’entre eux. Par la suite, cette doctrine fut confiée à des êtres humains faillibles, à qui Dieu laissa leur libre arbitre pour enseigner l’erreur s’ils choisissaient de ce faire. Mais, de par cette faiblesse humaine, il peut devenir problématique de distinguer ce qui relève du dépôt infaillible et ce qui n’en relève pas. C’est pourquoi Dieu donna à son Église le Magistère extraordinaire, précisément pour fixer une fois pour toutes ce qui appartient ou non au Magistère ordinaire. Ainsi le Magistère ordinaire est au Magistère extraordinaire comme le principe est au corollaire, et non comme le corollaire est au principe !

Depuis la définition solennelle en 1870 sur l’infaillibilité de l’Église, le problème de beaucoup de catholiques vient de ce qu’ils ont tendance à exagérer l’importance du Magistère extraordinaire au motif qu’il garantit automatiquement l’infaillibilité de l’Église, d’une façon dont le Magistère ordinaire ne la garantit pas. Dès lors, le Magistère extraordinaire semble supérieur, et les catholiques dévots ont eu tendance à transférer son infaillibilité sur la personne du pape alors qu’elle n’appartient qu’à l’Église. Dès lors, si le Pape commet de graves erreurs, comme le font les Papes conciliaires, la seule explication qui reste, c’est qu’ils ne sont pas Papes. Ou bien, si malgré tout ils sont papes, alors il faut adhérer à leurs erreurs. La logique est bonne, mais la prémisse est fausse. Les papes ne sont pas aussi infaillibles que cela. Ils peuvent faire de graves erreurs. Vatican II et ses Papes conciliaires l’ont montré comme jamais auparavant dans toute l’histoire de l’Église ! Mais l’Église demeure infaillible et c’est pourquoi je sais que la Tradition catholique durera jusqu’à la fin du monde, en dépit d’éventuels pauvres papes qui, d’ici là, pourront errer encore plus.

Mais comment savoir qu’au Pape en tant que Pape appartient seulement l’accès privilégié (les quatre conditions) au courant électrique (l’infaillibilité), et non le courant lui-même qui appartient à la prise murale (l’Église) ? Parce que la définition de 1870 sur l’infaillibilité le dit explicitement ! Il suffit de lire : lorsque le Pape réunit les quatre conditions (mentionnées ci-dessus), alors il « possède vraiment cette infaillibilité dont le Divin Rédempteur a voulu doter son Église afin de définir la doctrine concernant la foi et les mœurs ».

De par leur libre arbitre les papes catholiques peuvent donc commettre de terribles erreurs sans que l’Église pour autant soit moins infaillible.

Kyrie eleison.

lundi 16 avril 2018

Le miracle eucharistique à Arqua del Tronto

Nous vous présentons aujourd'hui la traduction d'un article publié par Don Curzio Nitoglia  en février dernier sur son site au sujet d'un miracle eucharistique qui a eu lieu en Italie à l'occasion du tremblement de terre du 24 août 2016. Don Curzio en tire quelques conclusions ..
Pour compléter cet article, nous vous invitons à lire les divers articles de Mgr Williamson sur la question des miracles eucharistiques dans le NOM ( entre autre le Commentaire Eleison n 490

https://doncurzionitoglia.wordpress.com/2018/02/27/miracolo-arquata-del-tronto/


Arquata del Tronto, dans la province d'Ascoli Piceno, est une petite ville d'environ 1600 habitants, qui s'élève à peu près à 800 mètres d'altitude.  Lors du tremblement de terre il y a près de deux ans (N du T : 24 août 2016) , elle fut presque entièrement détruite.



Après ce tremblement de terre, les secours trouvèrent, sous une église écroulée, un tabernacle intact que les Carabinieri déposèrent dans un local pour qu'il ne soit pas perdu. 

Il y a quelques jours, soit plus d'un an et demi après le tremblement de terre, les Carabinieri remirent le tabernacle, qui était resté fermé à clé, au Curé; celui-ci, après l'avoir ouvert, trouva le ciboire encore fermé avec à peu près 40 hosties entièrement intactes, sans aucune trace de moisissure ou de vieillissement des espèces sacrées.


Le Curé, étonné, montra ce phénomène à l'évêque d'Ascoli Piceno, Mgr Giovanni d'Ercole, profondément ému.

Les miracles eucharistiques, liés aux hosties consacrées au cours de la Nouvelle Messe, se produisent encore et nous confirment : 
  • Dans la Foi en la Présence Réelle, tant profanée après la Réforme liturgique;                                         
  • Dans le fait que, malgré les mauvaises réformes et les rites hétérodoxes qui entourent les paroles de la consécration, la substance du Sacrement est restée intacte et les Sacrements n'ont pas disparu par la faute des pasteurs scélérats, lesquels, à cause d'un esprit néo-moderniste très marqué et mêlé d'un certain "archéologisme insensé" (comme l'appelait Pie XII dans l'Encyclique "Mediator Dei" de 1947), n'ont pas peu corrompu les rites qui entourent la matière et la forme des Sacrements;                                                                                                                    
  • Dans le fait qu'au milieu de nombreux mauvais pasteurs, il y a encore de bons curés, de bons évêques, qui croient dans l'Eucharistie et s'émeuvent des miracles qui l'accompagnent; ils ne le cachent pas (comme l'a fait celui qui était alors le Cardinal Bergoglio à Buenos Aires il y a un peu plus de dix ans), mais ils en parlent aux fidèles, de plus en plus désorientés et à la recherche de la Vérité, et ils les exhortent à la pratique religieuse et sacramentelle.
Voilà une raison de ne pas nous laisser aller au découragement.  Jésus, comme Il nous l'a promis, est avec nous "tous les jours jusqu'à la consommation des siècles" (Mt, XXVIII, 20), même au milieu des désastres matériels (Arquata, Amatrice, Nursie et alentours) et spirituels (Vatican II et la période post-conciliaire).  "Les portes de l'Enfer ne prévaudront pas " ( Mt, XVI, 18) et "le Cœur Immaculé de Marie triomphera."

Saint Jean Bosco eut un songe prophétique : alors que la barque de Pierre était agitée par les vagues, un vaillant pilote (un Pape)venait amarrer son esquif à deux puissantes colonnes (Notre-Dame et la Sainte Eucharistie) et ainsi surmontait la tempête.  Et bien !  Aujourd'hui, l'Eglise est dans une grande tempête, mais la Papauté, nonobstant la crise qu'elle a connue dans son élément humain durant ces cinquante dernières années, réussira, comme toujours, à la surmonter grâce au secours de Notre-Dame et de la Sainte Eucharistie.

Que le miracle du tremblement de terre d'Arquata nous aide à regarder avec confiance vers le futur ("Adeamus cum fiducia"), futur qui appartient à Dieu seul et sur lequel le Malin ne peut intervenir qu'avec la permission de Dieu et pas une minute de plus que ce qui lui a été accordé (cf livre de Job).

Le maître de l'Histoire est toujours et uniquement Dieu; l'homme et le diable peuvent s'agiter, se tracasser, s'illusionner être des agents de l'Histoire, mais Dieu peut utiliser toutes leurs actions pour atteindre le but qu'Il s'est fixé de toute éternité.  Le dernier mot appartient à Dieu; à nous d'en être coopérateur en conformant notre volonté et  notre action à la Sienne.

samedi 14 avril 2018

Conférence vidéo de Mgr Williamson sur le drame de l'oecuménisme conciliaire

Nous vous proposons l'intégralité de la conférence donnée à Paris le 9 avril 2018, par Mgr Richard Williamson. Il présente une comparaison synthétique des textes de l'encyclique "Mortalium Animos" de Pie XI (1928), et de la constitution "Unitatis Redintegratio" du concile Vatican II (1964).



mercredi 11 avril 2018

Les Amis du Sacré-Cœur réparent un blasphème contre la Sainte Face du Christ au Mans

Les Amis du Sacré-Cœur ont défendu l'honneur du Christ outragé dans une pièce de théâtre hier au Mans. Venus d'Angers, ils ont tenu à prier publiquement avec un prêtre pour réparer l'horrible outrage qui fut fait à Notre Seigneur. Qu'ils en soient remerciés. 

Compte-rendu d'un Ami du Sacré-Cœur : 

Dans la soirée du mardi 10 avril, quelques membres de l’équipe d’Angers des ASC se sont rendus au Mans pour réparer les injures faites au Visage du Christ dans une pièce de théâtre blasphématoire intitulée « Sur le concept du visage du Fils de Dieu »; dans cette soi-disant pièce de théâtre a lieu notamment une scène où le visage du Christ est recouverte par des grandes coulures brun-rouge évoquant des matières fécales. Son réalisateur, Roméo Castelucci, fera une déclaration sans équivoque à la revue australienne Real Time Arts en 2002 : pour lui « l’Ange de l’Art, c’est Lucifer ». 

La Providence a singulièrement bien aidé l’équipe. Tous ceux qui n’ont pas pu venir priaient pendant cette action réparatrice. En effet, même si le maire n’a pas voulu interdire cette infecte pièce de théâtre, l’administration préfectorale avait déjà interdit que les enfants participent à cette pièce car ils pouvaient voir un homme nu. Le réalisateur avait déjà dû réduire sa pièce et empêché la projection de cailloux sur la fresque du Christ par les enfants. 
Le deuxième élément providentiel fut l’intervention d’une bonne trentaine de jeunes plutôt politisés (genre AF, RF etc ..) qui sont arrivés par simple convocation de leurs cadres dans l’après-midi. Cela rendait la réparation encore plus publique.

D’autant que l’abbé Salenave a pu se libérer pour venir avec étole et surplis pour diriger les prières réparatrices (litanies réparatrices de la Sainte Face) devant un cadre représentant le Visage du Sauveur tenu par un membre des ASC. L’abbé menait les prières et les méditations avec un mégaphone. Quelques gauchistes qui étaient présents ont bien tenté de hurler au début mais la détermination de tout le monde a prévalu. Il semble que c’est la présence d’un seul représentant de l’Eglise qui ait suscité la plus grande colère de ceux qui allaient voir la pièce : preuve que l’absence de prêtres ou de réactions publiques du clergé freine la portée de la réparation (à Brest, par exemple, où la pièce a aussi eu lieu mais où aucun prêtre de la FSSPX ne fut présent pour encourager la réparation)

Après quelques temps, les jeunes des groupes politisés sont repartis mais l’équipe d’Angers a continué à prier avec leur aumônier en offrant un chapelet réparateur devant le théâtre.

Quelques journalistes étaient présents : celle de Ouest-France qui ira voir la pièce et en fera une louange et celle, plus objective du Maine Libre, qui relatera la réaction.

Que la relative réussite de cette action nous rappelle que, si la prière obtient tout, elle ne nous dispense pas de l’action … que nous inspire justement la prière. 

A une prochaine fois !

Prières de réparations à la Sainte Face

Une gauchiste insultant l'abbé pendant la prière
PS : Puisqu'il est probable que cette pièce de théâtre face de nouveau surface dans une autre ville, nous invitons nos lecteurs à réciter les litanies réparatrices de la Sainte Face, pour que le Ciel soit apaisé après de si horribles blasphèmes : 

Litanies de la Sainte Face

lundi 9 avril 2018

Un Argument « Anti-Lefebvriste » – I

Kyrie eleison DLX  (7 avril 2018)


La règle lefebvriste était équilibrée ; 
Suivre l’autorité, mais s’il faut : résister. 


Dans un article récent, un laïc français, – NM –, attaque les Pères dominicains d’Avrillé pour leur « lefebvrisme ». Il leur reproche d’admettre que les Papes conciliaires, depuis Paul VI, aient réellement été papes et, de ce fait, il accuse les Pères de rejeter trois dogmes catholiques, à savoir : 
(1) que le pape ait la primauté de juridiction sur l’Église universelle ; 
(2) que le Magistère Ordinaire Universel de l’Église soit infaillible ; 
(3) que le magistère vivant de l’Église détermine ce que les catholiques doivent croire. 

Pour aborder de telles questions d’ordre doctrinal, il serait normal de se référer à des experts en doctrine ; mais nous ne vivons pas actuellement des temps normaux, si bien qu’aujourd’hui, les fidèles doivent avoir recours à leur propre bon sens catholique pour examiner ces questions aussi bien qu’ils le peuvent. 

Examinons ces trois assertions d’une manière simple et pratique. Si j’affirme que les Papes depuis Paul VI sont de vrais Papes, dois-je du coup nécessairement nier que le Pape soit le chef de l’Église, que l’enseignement ordinaire de l’Église soit infaillible et que le Pape vivant ait le droit de me prescrire ce que je dois croire ? Reprenons les arguments de NM, un par un. 

 Pour le premier point, NM se réfère au Concile anti-libéral Vatican I (1870–1871), qui établit, en effet, que le Pape est le chef direct et immédiat de tous les diocèses, de tous les prêtres et de tous les catholiques ; si donc, à l’instar des lefebvristes, je refuse de lui obéir, est-ce que je sous-entends qu’il n’est pas mon chef en tant que catholique ? Cela équivaudrait à nier la définition donnée par Vatican I. La réponse est évidente : Non, je ne nie pas que les Papes conciliaires aient l’autorité pour me gouverner en tant que catholique, je dis seulement que leur autorité – si elle est catholique – n’inclut pas le pouvoir de me faire devenir protestant, comme cela arriverait si je suivais leurs injonctions découlant de Vatican II. 

Deuxième point : NM fait valoir que Vatican I a aussi professé l’infaillibilité de l’enseignement dispensé quotidiennement par le Pape et les évêques. Or, s’il y eut jamais un enseignement conséquent venant conjointement du pape et des évêques, ce fut bien à Vatican II. Donc, si je refuse cet enseignement, est-ce que je sous-entends que le Magistère Ordinaire Universel (MOU) de l’Église n’est pas infaillible ? La réponse est encore : non, je ne nie pas cette infaillibilité. Je reconnais pleinement qu’une doctrine enseignée dans l’Église, en tout temps, en tout lieu, par tous les papes et les évêques, est infaillible. Mais, si elle a été enseignée uniquement au 20ème siècle à notre époque moderne, et uniquement par les papes et les évêques de Vatican II, alors cette doctrine diffère de ce qui a été enseigné par les papes et les évêques à toutes les autres époques de l’Église. En conséquence, je ne me considère nullement obligé de la recevoir. De même que j’accepte tout l’ensemble du MOU jusqu’à Vatican II, de même, je rejette le MOU limité au post-Concile qui contredit le précédent. 

Troisièmement NM soutient que, de par l’autorité dont il est investi, le Pape vivant est en droit de me dire, en tant que catholique, ce que je dois croire aujourd’hui. Si donc je refuse de croire ce que les Papes conciliaires m’ont intimé de croire, est-ce que, pour autant, je rejette l’autorité vivante qu’ils possèdent en tant qu’arbitres de la Foi ? La réponse est toujours : non, je ne la rejette pas. Mais j’utilise mes yeux pour lire, et le cerveau que Dieu m’a donné pour juger. Or, ce qu’enseignent les Papes conciliaires, contredit ce qu’on t enseigné tous les Papes précédents, saint Pierre y compris. En conséquence, je préfère opter pour le poids de l’enseignement de 261 papes pré-conciliaires plutôt que de suivre quelques 6 papes conciliaires. “Mais alors, vous rejetez l’autorité vivante que le Pape possède en tant qu’arbitre de la Foi !” – Soit, mais seulement parce que je respecte, j’obéis et me soumets à 261 Papes comme arbitres de cette même Foi ; parce que mes yeux et mon intelligence me disent que les papes conciliaires n’ont pas cette Foi. – “Mais alors, vous vous servez de vos yeux et de votre intelligence pour vous opposer au Pape catholique !” – Dieu m’a donné des yeux et une intelligence pour que je m’en serve. Quand je me présenterai devant Lui pour être jugé, je devrai répondre de l’usage que j’en aurai fait. 

 Il est clair que la réponse de NM au problème des papes de tendances protestante, moderniste et conciliaire, consiste à nier qu’ils aient jamais été papes. Il devrait être également clair que face à ce problème, qui est bien réel, je ne suis pas obligé d’adopter la solution radicale de NM. De même, si je refuse de l’adopter, je ne nie pas pour autant trois dogmes de l’Église. Que la paix soit avec NM !

Kyrie eleison.

dimanche 8 avril 2018

L'évidence de la Résurrection

...

samedi 7 avril 2018

Comment (ou faut-il) obéir à une autorité libérale ?

Voici quelques réflexions  d'un intervenant sur le forum de la Résistance Francophone qui nous semblent intéressantes de soumettre à nos lecteurs tant il est important pour les catholiques de saisir combien toute collaboration pratique est impossible avec une autorité libérale. Il est de bon ton aujourd'hui de faire croire aux fidèles que Mgr Lefebvre aurait été favorable à une entente canonique avec les autorités actuelles de Rome. Rien de plus opposé à la pensée et aux actes de Mgr Lefebvre comme nous pouvons le lire :

Les accordistes veulent mettre la FSSPX sous l'autorité du pape François car, disent-ils, elle est l'autorité légitime et il n'est pas moral de résister de façon continue à une autorité légitime. Surtout si cette autorité semble poser des actes favorables à la Tradition. Si François, par exemple, nous propose une délégation pour les mariages dans la Tradition, il ne serait pas moral de la refuser et même, selon les professeurs d'Ecône, ce serait un signe de tendance schismatique. Par conséquent, Menzingen accepte généreusement cette délégation et déclare (aux prieurs réunis à Flavigny) que ceux-ci devront refuser de marier les fidèles qui ne veulent pas de cette juridiction/délégation.

Pour éviter d'effrayer les fidèles qui ne s'attendaient pas à se retrouver dans le bal des modernistes romains (surtout dans le cadre des mariages), les accordistes les rassureront : "Nous obéissons à ce qui est légitime et nous refusons ce qui ne l'est pas." La question se pose alors : Est-il moral de se mettre sous l'autorité d'un libéral au cas par cas ? Est-ce possible ? Est-il légitime de trier entre les bons et les mauvais ordres d'un libéral déclaré ?

Il est bon de rappeler que le libéralisme n'est pas une simple erreur, ou hérésie banale : c'est la pire des hérésies, la plus dangereuse que l'Eglise ait eu à affronter.  Voici ce que disait Mgr Lefebvre au séminaristes le 20 décembre 1984 au sujet des libéraux :


Citation :

"C’est ce qui fait cette espèce de double visage qu’ont les papes maintenant. On le disait de manière très explicite de Paul VI, mais on peut aussi bien le dire de Jean-Paul II. Double visage. Alors à certains moments, visage catholique : - Mais si, regardez, le pape est traditionnel, il fait ceci, il fait cela… Et puis après il y a l’autre visage, alors il y a l’œcuménisme, il y a la liberté religieuse, les Droits de l’Homme et tout ça…
Alors comment concilier tout cela ? Comment concilient-ils tout cela dans leur esprit, dans leur être ?… C’est pourquoi le Pape Pie IX a osé dire que les pires ennemis de l’Eglise étaient les catholiques libéraux. Il est très dur, le Pape Pie IX. Vous avez cela dans les citations, dans le petit livre sur "Le catholicisme libéral" de l’abbé Roussel. Vous avez de nombreuses citations du Pape Pie IX au sujet des catholiques, citations qui ne se retrouvent pas dans les actes de Pie IX officiels. Il les a prises dans des documents romains évidemment, et c’est tout à fait bien du Pape Pie IX, mais ce sont des documents qu’on ne trouve pas, qu’on trouve difficilement ailleurs. Il est très très dur pour les catholiques libéraux. Et on comprend – tout en ne disant pas qu’ils sont tous excommuniés, qu’ils sont tous hérétiques, non… Il aurait pu le dire, le Pape Pie IX, il n’a pas dit : Tous les catholiques libéraux sont des hérétiques ! Tous les catholiques libéraux sont des excommuniés ! non !… Mais ils sont les pires ennemis de l’Eglise, alors il devrait quand même les excommunier et dire qu’ils sont schismatiques… Non !… parce que, justement, ils sont toujours sur la frange, tantôt ils affirment leur foi catholique, et puis ils détruisent la foi catholique dans leurs actions. Ils font poste commune avec les ennemis de l’Eglise…

Il n’y a rien de pire que cela ! C’est le pire malheur que l’Eglise puisse avoir ! cette espèce de trahison continuelle, d’équilibre continuel… "

Mgr Lefebvre, à la suite des bons papes, perçoit très bien la malice effrayante des libéraux parce que ce ne sont pas des hérétiques classiques. Ils sont toujours sur la tranche, insaisissables.On comprend pourquoi Mgr Lefebvre a pris ses distances pratiques avec les autorités libérales de Rome même si celles-ci pouvaient parfois donner l'apparence d'un certain attachement à la tradition.


Ce bon sens pratique de l'archevêque à l'égard des libéraux n'est plus celui des théoriciens actuels de Menzingen et de ses séminaires puisqu'on ne craint plus les libéraux (par ressemblance ?) ni de se mettre sous l'autorité des pires ennemis de Dieu et de L’Église.

Peut-on alors se mettre sous leur autorité au cas par cas ? Là encore Mgr Lefebvre a, en pratique, éloigné progressivement le petit troupeau de bons catholiques loin des miasmes modernistes de Rome.  Il ne leur déniait pas une certaine autorité mais il voyait bien que ces modernistes romains utilisaient uniquement leur autorité pour faire le mal et absorber le petit reste de catholiques dans la masse moderniste. Il le savait bien mais il y avait des tendances libérales autour de lui (abbé Schmidbberger par exemple) et il voulut manifester cette malice libérale aux moins convaincus jusqu'en 1988.

Voici ce qu'il disait aux séminaristes en juin 1979
Citation : 
"Or nous ne pouvons pas nous séparer de Rome, de la vraie Rome, et nous devons essayer, il me semble, essayer de convaincre ces libéraux de leur libéralisme et essayer de les empêcher justement d’appliquer leur libéralisme et les conséquences de leur libéralisme et les réformes libérales qu’ils ont faites. Nous devons tout faire pour limiter les dégâts, même en allant leur parler, en essayant par tous les moyens de limiter les dégâts, essayer de les convertir si c’est possible."


Cette distance pratique d'avec le monde libéral romain s'est faite progressivement et logiquement tant le libéralisme est radicalement opposé à l'antilibéralisme. La Rome moderniste s'est d'abord établie sur les principes conciliaires définis lors du concile et plus les libéraux légiféraient après le concile, plus Mgr Lefebvre prenait ses distances avec ces gens-là. Et s'il allait à Rome, ce n'était sûrement pas pour quémander un privilège dans un cadre libéral mais pour manifester la vérité catholique à des autorités aveuglées par leur réconciliation avec le monde apostat.



 Voici ce que disait déjà Mgr Lefebvre en 1975 aux séminaristes au sujet de l'autorité qui doit normalement donner la vie et non la mort.  


Citation : 

"L’autorité de qui que ce soit doit toujours concourir à la vie et jamais à la mort. Parce que concourir à la mort, concourir à la diminution, à la suppression de la société, à un manque d’épanouissement de la vie dans la société, tout cela est une œuvre de mort et donc va à l’encontre de l’autorité que l’on a. L’autorité est faite pour la vie. Et c’est pourquoi il est bien triste de constater que, depuis quelques années, l’autorité se sert du pouvoir qu’elle a, non plus pour développer la vie dans l’Eglise, mais pour y répandre la mort. On n’a pas le droit d’obéir à des lois de mort justement, comme celle de l’avortement, par exemple. L’Etat n’a pas le droit de faire des lois de ce genre qui sont des lois de mort. Alors là c’est clair. Des lois d’assassinat… c’est contre son principe même, contre sa propre autorité. Eh bien, de même, on peut dire que, d’une certaine manière, que les lois qui sont faites, que l’on veut absolument mettre en pratique dans l’Eglise depuis quelques années, depuis le concile surtout, sont des lois de mort, on peut dire un avortement spirituel."


Après une telle analyse du mécanisme de l'autorité libérale par Mgr Lefebvre, comment comprendre que ceux qui prétendent être ses fils spirituels puissent aujourd'hui forcer le petit troupeau de catholiques à accepter de se trouver sous l'autorité (même ponctuelle) de ceux qui donnent la mort aux âmes et à l'Église ? 
Mystère ... d'iniquité .


Mgr Lefebvre insiste sur la nécessité (voire l'obligation) de résister à une autorité déviante. La raison en est justement que l'autorité déviante détruit sa propre autorité. Un pape libéral détruit la papauté. Ceux qui résistent à sa déviance sont donc les garants de cette autorité. Si Mgr Fellay et ses sbires ne veulent plus résister habituellement à une autorité pontificale qui dévie de façon constante, ils rentrent dans le courant et participent à la destruction de l'autorité du pape avec les autres libéraux. Mgr Lefebvre fait donc de la résistance à une autorité déviante un principe de survie pour toute société :

Citation :


"Et puis ensuite ça a été surtout sur la question de l’obéissance. Alors là, comme je l’ai dit sur la question de l’obéissance, j’ai pris les principes beaucoup plus élevés. Je n’ai pas discuté chaque point en particulier. J’ai dit : - Ecoutez, on se trouve dans une situation telle que les lois qui sont faites pour le salut des âmes et qui sont faites pour garder la foi, ne sont plus employées dans ce but-là. Par conséquent elles deviennent caduques par le fait même. Une autorité qui agit dans un sens contraire à ce pourquoi elle a reçu l’autorité, n’a pas le droit à être obéie, perd par le fait même son droit à être obéie. C’est évident. Qu’est-ce que vous voulez ? Si ici au séminaire, on vous faisait des lois qui sont évidemment contraires au bien de la foi et au bien du séminaire, nous perdrions par le fait même le droit à l’obéissance. C’est clair, c’est évident. C’est un principe général, qui n’est pas spécial à l’Eglise, qui est applicable pour toute autorité évidemment. Quand le gouvernement commande aux docteurs de faire des avortements, il n’a pas le droit à l’obéissance. C’est évident. "



Que nous propose alors Mgr Lefebvre quand une autorité abuse de son autorité pour nous éloigner de la Tradition ? Mgr Lefebvre donne la réponse aux séminaristes. Il faut croire qu'elle a été oubliée par beaucoup aujourd'hui :


Citation : 

(22/02/1979) "Mais je dirais dans la mesure où ceux qui ont l’autorité dans l’Eglise continuent l’Eglise d’hier, nous sommes pleinement d’accord, nous continuons avec eux – mais nous ne la reconnaissons pas dans cette attitude et dans ces convictions libérales, protestantes et modernistes. Nous ne pouvons donc pas accepter tout ce qui dans la réforme récente est inspiré de ces principes, comme les nouveaux catéchismes, la nouvelle catéchèse, les recyclages qui remplacent les retraites, la réforme liturgique inspirée d’un faux œcuménisme, la réforme du droit public de l’Eglise inspirée par une fausse liberté religieuse. La trahison de l’Eglise par ses clercs, ses catholiques libéraux, porte des fruits amers dont le monde entier est témoin, dont les uns se réjouissent et les autres souffrent cruellement.

Voilà, en pratique, que ferons-nous ?

Nous gardons comme règle de notre foi le symbole de Nicée, la Vulgate, tous les Conciles dogmatiques, la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin et tous ses principes théologiques et tous les ouvrages qui rendent fidèlement sa doctrine, le catéchisme du Concile de Trente et les catéchismes qui en sont inspirés, celui de Saint Pie X et du Cardinal Gaspari par exemple, et comme règle de notre liturgie, le dernier missel romain édité par Jean XXIII en 1962, le dernier pontifical édité avant le Concile Vatican II, le dernier rituel édité avant le Concile Vatican II et le bréviaire romain édité aussi juste avant le Concile Vatican II avec les psaumes de l’ancienne version."



Mgr Lefebvre ne parle pas d'accord. Il ne parle que de fidélité à la Tradition. Mgr Fellay veut un accord mais il perdra la Fidélité.

mercredi 4 avril 2018

Un baptême en prison

Le ministère des prêtres de la Fidélité Catholique n'est vraiment pas ennuyeux, même s'il n'est pas sans croix.  La crise dans l'Eglise ne freine pas l'action du Saint-Esprit et en ce mercredi de Pâques, M. l'abbé Salenave a pu enfin conférer le baptême à un prisonnier converti. Cela n'a pas été sans un certain nombre de péripéties. Le baptême faillit être annulé sous la pression du diocèse. Mais la fermeté de Jourdain (nom de baptême du prisonnier) a permis de surmonter les obstacles. Le vicaire épiscopal de Namur a bien essayé d'intimider jusqu'au dernier moment notre prisonnier-catéchumène en lui affirmant par exemple que :  " Si l'abbé Salenave confère le baptême chrétien, selon la liturgie du Concile de Trente, il en va de sa responsabilité. Pour nous, ce baptême est illicite" (sic!) et aussi "qu'il se refuse d'inscrire sur les registres du diocèse les actes du baptême". Mais le prisonnier ne lui en voudra pas et lui répondra simplement et fermement en son langage qu' "être enregistré dans votre registre paroissial ne lui agrée pas de toute façon" et qu'"Il prie pour que son cœur s'éclaire dans le vrai chemin qui sauve, même les prêtres de la Rome abîmée". On aimerait autant de lucidité sur la Rome moderniste chez ceux qui recherchent un accord canonique pour sortir d'une prétendue "anormalité canonique". Celle-ci n'a pas empêché notre prisonnier de recevoir sans scrupule le Saint Baptême en ce 4 avril avec les registres légaux (en raison de l'état de nécessité) de M. l'abbé Salenave.

Inutile aussi de vous préciser que les enfants de chœur ont été assez impressionnés par la prison, ses nombreux gardiens  et ... la difficulté pour y entrer ! Il a fallu passer par un grand nombre de sas, d'énormes portes blindées, de portiques de sécurité qui sonnaient tout le temps à cause de l'attirail nécessaire au baptême. Mais tout s'est bien passé au final. 

La cérémonie fut très impressionnante pour le prisonnier qui n'a pu s'empêcher de verser des larmes au moment de son baptême. Notre Larron devenait tout blanc devant Dieu et il en avait bien conscience. Dans son attachement à la  Foi de toujours, il n'avait pas oublié d'apporter un petit cadre du portrait de Mgr Lefebvre pour orner la salle ! Il avait même pensé aux blasons des évêques de la Fidélité. (cf photo ci-dessous) . 

Que Dieu soit béni pour les grâces accordées en ce jour à un Bon Larron !

















Croisade de la Charité




Le texte du mois est publié. Cette octave de Pâques et tout le temps qui suivra sont favorables pour regarder, admirer la manière d'agir de Notre-Seigneur pour éclairer Ses disciples : Il ne les froisse pas, Il les prend où ils sont et les fait doucement comprendre ...  A notre tour ! avec la grâce de Dieu.

mardi 3 avril 2018

Le nouveau code de droit canon selon Mgr Lefebvre et selon Mgr Fellay

A l'occasion de la Messe Chrismale le Jeudi-Saint à Ecône, Mgr Fellay a prononcé un sermon qui nous semble particulièrement important dans la crise que connaît l'actuelle FSSPX et surtout dans la perspective du prochain chapitre . Le site "La Porte Latine" l'a retranscrit et lui a donné ce titre ô combien révélateur " Nécessaire dépendance vis-à-vis de Dieu et nature de l'obéissance à l'égard des autorités romaines." On ne saurait être plus clair ! Mais l'obéissance dont parle Mgr Fellay ne se situe pas dans les nuées. Pour le supérieur de la FSSPX, cette obéissance s'incarne dans l'obéissance au nouveau code. Et c'est la clé de son sermon. Dans cet article, nous vous livrons quelques réflexions de diverses réactions que nous avons pu trouver sur cette question (forum de la Fidélité) et surtout les propos de Mgr Lefebvre au sujet du nouveau code. En fin d'article, vous pourrez relire l'étude qu'avait faite un prêtre sur ce nouveau code en 2014. Cette étude apporte toutes les nuances sur cette grave question.

Extrait du sermon de Mgr Fellay  et passage clé : 
"On cherche justement l’intention, pourquoi cette loi, et on sait que l’intention finale, celle qui domine tout, c’est le salut des âmes. Pourquoi est-ce qu’il y a des lois dans l’Église ? Et même toutes les lois dans l’Église pour une seule chose, sauver, sauver les âmes. Et bien sûr c’est ça le grand principe, même dans le nouveau droit canon, il est exprimé ce principe. Mais il faut faire attention parce que c’est vrai que cette situation qui dure, et qui dure et qui continue, peut faire prendre des mauvaises habitudes. Et donc il faut s’examiner, il faut faire attention à bien se mettre dans cet état de dépendance du bon Dieu, et aussi, quand c’est possible, des autorités." (Mgr Fellay, Ecône Jeudi-Saint 2018)
Voici ce que disait au contraire Mgr Lefebvre en 1983 à l'occasion de la promulgation du nouveau code : 

En 1983 : 
"Je lisais le nouveau Droit Canon, ces temps-ci. C’est explicite dans la présentation du Droit Canon : le nouveau code est fait dans le but de faire passer dans un langage canonique l’ecclésiologie conciliaire. Qu’est-ce que ça veut dire, cela ? Le nouveau code est fait pour faire passer en langage légal, canonique l’ecclésiologie conciliaire. Donc ils disent, quelques lignes plus loin, que c’est une nouveauté. C’est une nouveauté. Alors comment peut-il y avoir une ecclésiologie conciliaire ? Qu’est-ce que c’est que cette ecclésiologie ? Est-ce que tout à coup, en 1963 ou 4, au temps qu’on a discuté de l’Eglise, l’Eglise s’est tout à coup découverte, au Concile ? Est-ce que l’Eglise n’existait pas depuis 2000 ans ? Est-ce qu’elle ne s’était jamais définie ? Est-ce qu’elle ne se connaissait pas ?… C’est invraisemblable !
Et donc le but du nouveau Droit Canon, c’est de faire passer les principes, l’esprit – ils parlent même de l’esprit du Concile Vatican II "